Sybilla Masters: Le Traitement du Maïs et le Vol de la Reconnaissance
Sybilla Masters: La Lavorazione del Mais e il Furto del Credito
Sybilla Masters inventa une nouvelle méthode mécanique pour moudre et nettoyer le maïs dans l'Amérique coloniale, mais lorsqu'elle se rendit en Angleterre en 1715 pour breveter son travail, la loi exigeait que son mari Thomas Masters détienne le document en son nom.
Sybilla Masters était une femme américaine coloniale qui a résolu un vrai problème mécanique : comment moudre et nettoyer le maïs plus vite et avec moins d'effort.
Sybilla Masters era una donna coloniale americana che risolse un vero problema meccanico: come macinare e pulire il granoturco più velocemente e con meno fatica.
Au début des années 1700, moudre le maïs à la main était lent et épuisant.
Nei primi anni del 1700, macinare il granoturco a mano era lento e faticoso.
Les outils disponibles étaient rudimentaires, et le travail incombait en grande partie aux femmes et aux personnes réduites en esclavage dans les foyers.
Gli strumenti disponibili erano semplici, e il lavoro ricadeva in gran parte sulle donne e sulle persone ridotte in schiavitù nelle case.
Masters étudia soigneusement le problème.
Masters studiò il problema con attenzione.
Elle développa une méthode pour piler et nettoyer le maïs à l'aide d'une nouvelle approche mécanique, différente du broyage à la meule standard utilisé à l'époque.
Sviluppò un metodo per pestare e pulire il granoturco usando un nuovo approccio meccanico, diverso dalla macinatura standard con macina usata all'epoca.
Son procédé produisait une farine plus propre avec moins de travail.
Il suo processo produceva farina più pulita con meno fatica.
Lorsqu'elle se rendit en Angleterre en 1715 pour obtenir un brevet pour son invention, elle se heurta à un dur obstacle juridique.
Quando si recò in Inghilterra nel 1715 per ottenere un brevetto per la sua invenzione, incontrò un duro ostacolo legale.
Selon la loi anglaise de l'époque, une femme mariée ne pouvait pas détenir un brevet en son propre nom.
Secondo la legge inglese dell'epoca, una donna sposata non poteva detenere un brevetto a proprio nome.
Le brevet fut accordé en 1715, mais il fut enregistré au nom de son mari, Thomas Masters, et non de Sybilla.
Il brevetto fu concesso nel 1715, ma fu registrato a nome di suo marito, Thomas Masters, non di Sybilla.
La même chose se produisit avec une deuxième invention qu'elle apporta en Angleterre.
La stessa cosa accadde con una seconda invenzione che portò in Inghilterra.
Sybilla développa également une méthode pour transformer des feuilles de palmetto en chapeaux et bonnets.
Sybilla sviluppò anche un metodo per lavorare le foglie di palmetto in cappelli e cuffie.
Ce brevet aussi fut enregistré au nom de Thomas.
Anche quel brevetto fu registrato a nome di Thomas.
C'est Sybilla Masters qui inventa.
Sybilla Masters fu l'inventrice.
Thomas Masters détenait les documents légaux.
Thomas Masters deteneva i documenti legali.
L'histoire a largement retenu le nom sur le papier.
La storia ha in gran parte ricordato il nome sulla carta.
Son histoire nous rappelle que l'invention et la reconnaissance légale ne sont pas la même chose.
La sua storia è un promemoria che invenzione e riconoscimento legale non sono la stessa cosa.
De nombreuses femmes à travers l'histoire ont créé de vraies solutions à de vrais problèmes.
Molte donne nel corso della storia hanno creato soluzioni reali a problemi reali.
Les archives, cependant, ont souvent été rédigées pour les effacer.
I registri, tuttavia, venivano spesso scritti per cancellarle.
Morale : Un nom omis d'un document n'efface pas l'esprit qui a créé l'œuvre.
Morale: Un nome omesso da un documento non cancella la mente che ha creato l'opera.