Cover of The Doctor Who Kept the Stories Safe

Le Médecin Qui Gardait les Histoires en Sécurité

Der Arzt, Der die Geschichten Beschützte

Un médecin courageux à Berlin ouvre une maison où des personnes différentes trouvent refuge dans la science et les histoires — jusqu'au jour où des soldats viennent tout brûler.

Review
Compare with:

Dans la ville animée de Berlin, un médecin bienveillant nommé Magnus ouvrit une maison spéciale.

In der geschäftigen Stadt Berlin eröffnete ein freundlicher Arzt namens Magnus ein besonderes Haus.

Ce n'était pas seulement une clinique.

Es war nicht nur eine Klinik.

C'était un endroit où les personnes qui se sentaient différentes pouvaient venir et être entendues.

Es war ein Ort, an dem Menschen, die sich anders fühlten, kommen und gehört werden konnten.

Il écoutait leurs histoires.

Er hörte sich ihre Geschichten an.

Il les écrivit.

Er schrieb sie auf.

Il dit : ces histoires comptent.

Er sagte: diese Geschichten sind wichtig.

Magnus croyait que la science pouvait protéger les gens.

Magnus glaubte, dass Wissenschaft Menschen schützen konnte.

S'il pouvait montrer qu'être différent était naturel, la loi ne pourrait pas punir les gens pour cela.

Wenn er zeigen konnte, dass Anderssein natürlich ist, konnte das Gesetz die Menschen dafür nicht bestrafen.

Il travailla dur.

Er arbeitete hart.

Il ouvrit une grande bibliothèque pleine de livres, de lettres et de dossiers.

Er eröffnete eine große Bibliothek voller Bücher, Briefe und Akten.

Des gens venaient de loin.

Menschen kamen von weit her.

Certains voulaient de l'aide.

Manche wollten Hilfe.

Certains voulaient se comprendre eux-mêmes.

Manche wollten sich selbst verstehen.

Magnus les accueillit tous.

Magnus begrüßte sie alle.

Mais des temps sombres approchaient.

Aber dunkle Zeiten kamen.

Des foules en colère s'emparèrent du pouvoir en Allemagne.

Wütende Massen ergriffen die Macht in Deutschland.

Ils haïssaient la différence.

Sie hassten Andersartigkeit.

Ils haïssaient Magnus et tout ce qu'il représentait.

Sie hassten Magnus und alles, wofür er stand.

Un jour, des soldats firent irruption dans son institut.

Eines Tages drangen Soldaten in sein Institut ein.

Ils sortirent ses livres et ses dossiers dans la rue.

Sie schleppten seine Bücher und Akten auf die Straße.

Ils y mirent le feu.

Sie zündeten sie an.

Magnus regarda de loin, dans un film que quelqu'un avait tourné.

Magnus sah von weit weg zu, in einem Film, den jemand aufgenommen hatte.

Il vit les flammes dévorer l'oeuvre de sa vie.

Er sah, wie die Flammen sein Lebenswerk verschlangen.

Il ne rentra jamais chez lui.

Er kehrte nie mehr nach Hause zurück.

Il vécut en exil jusqu'à sa mort.

Er lebte im Exil bis zu seinem Tod.

Mais toutes les histoires ne brûlèrent pas.

Aber nicht alle Geschichten verbrannten.

Certaines survécurent dans les mémoires, dans les lettres, dans les esprits des personnes qui avaient été aidées.

Manche überlebten in Erinnerungen, in Briefen, in den Köpfen der Menschen, denen geholfen worden war.

Des années plus tard, des historiens trouvèrent les fragments et les rassemblèrent.

Jahre später fanden Historiker die Fragmente und fügten sie wieder zusammen.

Ils montrèrent au monde : nous avons toujours été là.

Sie zeigten der Welt: wir waren immer hier.

Morale : Quand tu protèges l'histoire de quelqu'un, tu protèges son existence — et le feu ne peut pas effacer ce qui vit dans les cœurs.

Moral: Wenn du die Geschichte eines Menschen schützt, schützt du seine Existenz — und Feuer kann nicht auslöschen, was in Herzen lebt.